• Les Baguettes

    Les baguettes sont des couverts de table permettant de saisir les aliments ; elles sont surtout utilisées en Asie.
    L'usage des baguettes est attestée en Chine dès le temps de la dynastie Shang (XVIe-XIe siècle avant J.C.). Elles se seraient diffusées dans la population au IIIe siècle av. J.C.

    Selon la tradition, les Asiatiques subissaient un impôt sur le fer en cuisine et pour ne pas payer un impôt trop fort, ils ne possédaient qu'un couteau et un wok en métal par famille ; tout le reste de leurs ustensiles étaient en bambou (paniers cuisson vapeur), ou en porcelaine. Les bols, soupière, cuillers et baguettes étaient en bois ou en ivoire, et maintenant en matière plastique. Une légende raconte également qu'un empereur chinois qui redoutait que l'on ne l'assassine, fit interdire les couteaux et fourchettes. Afin d'éviter de manger avec les doigts, on inventa alors les baguettes, qui se répandirent ensuite partout en Orient.

    Pour faire la cuisine, on utilise souvent des baguettes spécifiques, plus longues et plus solides, qui permettent par exemple de saisir des aliments très chauds ou d'atteindre le fond d'une
    casserole.
      
      
    Les Sushis,one longue histoire :
    Le sushi (寿司, parfois 鮨 ou 鮓, sushi?) est un plat japonais. C'est, hors du Japon, un des plats emblématiques de la cuisine japonaise. Il est difficile de dater avec certitude l'apparition des premiers sushis. On estime leur éclosion aux alentours du Ve siècle avant notre ère, date à laquelle la riziculture s'installa au Japon
    Il y a plusieurs sortes de sushi, notamment :
    * Le temakizushi (手巻き寿司 Lit. sushi roulé à la main) est un cône formé d'une feuille d'algue séchée remplie de riz et d'autres ingrédients (poissons, légumes, etc.). On mange des temakizushi à la main.
    * Le Oshizushi (Lit. sushi pressé dans un moule puis coupé en carrés). Il est généralement constitué de deux couches de riz entre lesquelles on dispose les ingrédients (poissons, légumes, nori etc.) et il est surmonté d'un autre ingrédient. Le tout est pressé dans un moule rectangulaire dont le dessus et le dessous sont démontables. On mange des oshizushi à la main. C'est la plus ancienne forme de sushi. C'est le sushi le plus facile à assembler.

    Le sushi a du s'adapter à certaines habitudes alimentaires des pays ou il s'est implanté, ainsi le très populaire California Rolls est né au Etats-Unis pour faire passer l'idée du poisson cru, en France on peut y trouver de la mayonnaise ou du fromage industriel.

     

    Consommation

    Le riz à sushi est assaisonné de vinaigre de riz, de sel et de sucre. Les sushi se mangent avec des baguettes ou avec les doigts. On peut leur ajouter du wasabi (mais normalement il est déjà intégré lors de leur confection) puis on les trempe dans une coupelle de sauce de soja. Entre chaque sushi différent, on peut manger une tranche de gingembre mariné pour retirer le goût du précédent. Les boissons servies en accompagnement peuvent être le thé vert (notamment le Bancha Hojicha), du saké frais ou tiède, ainsi que la bière. Il est déconseillé de boire de l'eau avec les sushis, car elle inhiberait les récepteurs de goût de la bouche.

    On peut manger des sushi au restaurant, un sushiya mais aussi dans un bar à sushi au comptoir ou bien dans un kaitenzushi (lit. sushi tournant) où les plats de couleurs différentes suivant leur prix tournent tout autour de la table. Contrairement à ce que l'on peut penser, les sushi sont considérés comme un plat luxueux au Japon, et les japonais n'en mangent pas régulièrement. Un des sushi les plus rares et les plus appréciés est celui fait avec de l'otoro (à partir du meilleur morceau de thon rouge japonais). La consommation excessive du thon rouge n'est pas sans conséquence sur les stocks de pêche, notamment en Méditerranée.

    Le développement des restaurants d'inspiration japonais servant des produits plus ou moins industriels ne doit pas faire oublier ce qu'est un vrai sushi, préparé au fur et à mesure par un cuisinier ayant suivi une formation poussée et façonné avec des produits de toute première qualité. Ceci en explique le prix, entre 5 et 15 euros la paire. Comme l'a montré une étude de Capital, 80% des restaurants "japonais" ou sushi bar sont gérés par des chinois n'ayant jamais appris le métier de maître sushi.
    Il ne faut pas confondre les sushi avec les sashimi.

     

    Dans les restaurants japonais, les plats sont généralement présentés en vitrine, sous forme d'une copie en plastique. Cela permet au client de se rendre compte de l'aspect du plat qui lui sera servi. Tous les types de sushi sont donc reproduits en plastique, ce qui donne lieu à une véritable collection de sushi en plastique de la part de certains amateurs.

     L'histoire du Riz 
    La riziculture et la consommation du riz font partie intégrante de la tradition japonaise. Le Japon se place au neuvième rang mondial en tant que producteur de riz, en dépit du fait que la productivité du pays soit stagnante à l'heure actuelle et que la consommation accuse un déclin.

    La campagne de riz principale dans la région septentrionale du Japon dure de mai-juin à septembre-octobre. Dans la région centrale du Japon, elle dure d'avril-mai à août-octobre. Dans la partie méridionale du Japon, la campagne de riz s'étend d'avril-mai à août-septembre.

    Près de 85 % des 2,3 millions d'exploitations agricoles au Japon plantent du riz annuellement. La superficie rizicole moyenne que cultive un agriculteur japonais est modeste (environ 0,8 hectares) et la productivité est hautement mécanisée. Par suite de la taille réduite des exploitations agricoles, la riziculture est considérée comme une activité à temps partiel par la majorité des agriculteurs. La valeur relative qu'occupe l'industrie rizicole au sein de l'économie nationale a aussi subi un déclin. Toutefois, aux yeux de nombreux Japonais, la riziculture demeure un puissant symbole de défense du patrimoine culturel.

    Des variétés améliorées de riz Japonica sont cultivées dans presque toutes les préfectures du pays. La variété la plus communément plantée est le Koshihikari - cette variété étant prisée pour son goût. Lors de la fraîcheur caractéristique d'un printemps tardif ou d'un automne précoce, les Yaki-onigiri, ou boules de riz cuites, sont très prisées.

     
    Le Bento :

    Le bentō (弁当, bentō) est un terme japonais désignant le repas rapide ou casse croûte contenu dans un coffret pris hors de la maison mais aussi un plat unique japonais extrêmement populaire au Japon. Il prend la place à la fois du sandwich mais en beaucoup plus nutritif, du plat de restauration rapide, du repas pris dans les trains, les avions, les excursions... Mais c'est avant tout celui qui est préparé à la maison tous les matins pour être consommé à l'école ou sur le lieu de travail. Il est difficile d'imaginer un écolier ou un travailleur manuel sans son bentō « maison » et sa bouteille de thé dans son sac ou dans son cartable.
    En pratique on prononce Obentō, le préfixe « O » étant un honorifique qui souligne son importance dans la civilisation et la vie japonaise quotidienne.
    Le trait caractéristique du bentō est son conteneur, bien plus que son contenu. C'est le bentōbako (弁当箱, bentōbako). Le repas est en effet toujours disposé dans un joli coffret compartimenté.
    La prédilection des Japonais pour les boîtes et emballages et pour le « compartimentage » minutieux est bien connue. En anglais la traduction (un peu maladroite) de bentō en lunch box atteste de l'impact de ces belles boîtes sur les étrangers séjournant au Japon. On trouve les types de conteneurs suivants:
    * Les coffrets traditionnels en bois laqué (restaurants ou traiteurs de luxe livrant à domicile)
    * Les imitations de ces mêmes coffrets en résine synthétique, réutilisables (restaurants modernes)
    * Les boîtes hermétiques en plastique dur (écoliers, travailleurs, pique-nique familial)
    * Enfin et de plus en plus, les barquettes à usage unique, en plastique très fin, en polystirol ou en aluminium (peuvent alors être réchauffés). On les trouve en supermarchés, bentō ya (marchand spécialisé en bentō), kiosques des gares, konbini...)
    Même dans le cas des emballages modernes, la présentation est toujours soignée
    Le bentō est toujours un plat composé, un moriawase (盛り合わせ, moriawase) ou assortiment. Il comporte généralement :
    * Une portion standard (grand bol) de riz (gohan), avec un umeboshi par dessus, ou son équivalent en sushi, le plus souvent makizushi
    * Une portion de poisson (très varié : saumon salé, friture...), ou de viande (porc ou poulet grillé, frit ou pané), parfois de fruits de mer en tsukudani ou encore une omelette roulée.
    * Un petite portion de légumes macérés dans le sel (漬物, tsukemono?) ou marinés dans le vinaigre (酢の物, sunomono), parfois remplacés par une salade de concombre émincé et de purée pommes de terre à la mayonnaise.
    * Une microscopique tranche de fruit, deux quartiers de mandarine, etc.
    Le bentō se consomme généralement froid, mais certains peuvent être réchauffés en four à micro-ondes, s'ils ne contiennent pas de salade ni fruit, par exemple.
    On trouve des bentō vendus partout au Japon, mais la tradition familiale japonaise veut que l'épouse ou la mère prépare avec soin pour son époux et ses enfants le bentō de midi. Les enfants d'écoles maternelles n'ont pas de cantine et apportent chaque jour leur repas. Il existe d'ailleurs un grand choix de préparations pour les repas des petits.
    Cette préparation joue un rôle symbolique dans de nombreux récits de la littérature ou du cinéma japonais.

     

     

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